Toutes et tous en grève le 8 février pour dénoncer la mise en place des EPEP, les créations en nombre insuffisant de postes de personnels titulaires

mercredi 7 février 2007
par  sudeducationalsace
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Contre la mise en place des EPEP, pour une amélioration de nos conditions de travail et d’enseignement, pour des créations de postes supplémentaires de personnels titulaires : tous en grève le 8 févrierer !

Les faibles créations de postes (mais également les suppressions de postes dans certaines académies) dans le premier degré, ne serait-ce qu'au regard de la hausse démographique, sont avant tout le reflet de la politique purement comptable qui prévaut dans l’Education nationale et ne prend nullement en compte l'amélioration revendiquée de nos conditions de travail et d'enseignement qui impliquerait de bien plus importantes créations de postes de personnels titulaires. Cette gestion comptable de la part du Ministère s’accompagne également partout du même mépris pour la souffrance sociale, culturelle et psychologique de nos élèves, y compris en ZEP : enseignant-e-s spécialisé-e-s en nombre insuffisant, disparition ou non remplacement des Maîtres-esses E et G, accueil des tous petits remis en question, classes fermées ou surchargées, contrats précaires mal formés et sous payés destinés à pallier le manque de personnel spécialisé, voire de remplaçants ... La liste est longue et se vérifie à chaque année scolaire dans tous les établissements.

Cet acharnement à réduire les coûts du service public d’éducation explique d’autant mieux la volonté du ministre de Robien de nous imposer par décret des regroupements d’écoles sous la férule des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire. Dirigés par un gestionnaire unique sélectionné par l’IA et un Conseil d’Administration constitué à plus de 50% de représentants des municipalités, ces EPEP seront destinés avant tout à mutualiser le peu de ressources existantes sur le plus grand nombre possible d’écoles. Les personnels spécialisés, les RASED, les créations de postes et l’accueil des tous petits seront les plus touchés par cette réorganisation en forme de saupoudrage. De plus, en disposant d’un budget propre et de la capacité à recruter du personnel, les EPEP, managés par leur gestionnaire tout puissant et un CA aféodé aux municipalités, amplifieront l’obsession actuelle du « moindre coût », participant ainsi au développement de la précarité dans les écoles, au renforcement de la hiérarchie et au transfert définitif du service public d’éducation vers les collectivités locales. Enfin, en confiant à un gestionnaire unique et à un Conseil Pédagogique issu du CA le choix du projet qui liera tous les établissements regroupés, les EPEP constitueront une dangereuse remise en question de la liberté pédagogique des enseignant-e-s et des Conseils d’Ecole privés de toute initiative.

Pour SUD éducation, il est inacceptable que nos classes soient considérés comme des marchandises et nos écoles dirigées par un-e supergestionnaire et des Conseils assujettis aux municipalités, dont les logiques politiques ou économiques risquent de compromettre notre pédagogie et le bien être de nos élèves. C’est pourquoi nous engageons les Conseils d’Ecole à refuser les fermetures de classes, les regroupements d’écoles et la mutualisation sauvage du peu de ressources actuelles en réclamant davantage de moyens pour toutes et tous. Face à cette nouvelle attaque, SUD éducation alsace appelle l’ensemble de la communauté éducative du premier degré à rejoindre massivement les personnels déjà en lutte contre la démolition du service public d’éducation et la mise sous tutelle de la pédagogie en participant aux AG d’établissements ou de Bassins ainsi qu’à toutes les actions destinées à défendre une autre école.

Pour de véritables créations de postes, contre l’entassement de nos élèves dans les epep, revendiquons une autre école, plus juste et plus démocratique, qui donne a tous les enfants le même droit à l’education :

- 3 enseignant-e-s pour deux classes ; des remplaçants en nombre suffisant.

- Une organisation plus démocratique de nos écoles : 3 heures de concertation hebdomadaires sur le temps de travail, direction collégiale des écoles.

- Un même corps d’enseignant-e-s de la maternelle à l’université.

- l’embauche massive d’enseignant-e-s spécialisé-e-s et le recrutement immédiat de personnel formé statutaire : administratifs, médecins, travailleurs sociaux, psychologues, orthophonistes...

Profitons de l’action interprofessionnelle du 8 février pour construire un mouvement fort et prolongé afin d’établir un vrai rapport de forces et faire aboutir nos revendications :

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER


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