Déclaration liminaire à la CAPA liste d’aptitude le 15 mars 2019

samedi 30 mars 2019
par  sudeducationalsace
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Sud Education Alsace a siégé en CAPA liste d’aptitude le 15 mars 2019.
Après avoir rappelé nos revendications sur la mise en place d’un corps unique, nous y avons dénoncé les pressions illégales que certain•e•s chef•fe•s d’établissement font subir aux collègues et alerté sur les atteintes au droit de grève. L’administration n’a pas été en mesure d’apporter des réponses concrètes à nos interrogations.
Pour terminer, Sud Education s’est positionné contre l’avis défavorable donné aux collègues PE ayant fait la demande de passer dans le corps des certifié•e•s.

Nous sommes réuni.e.s aujourd’hui pour statuer sur le sort de quelques collègues qui ont demandé leur passage dans le corps des certifié.e.s sur liste d’aptitude. Ces collègues sont issu.e.s du corps des PE et ce changement de corps leur permettrait, entre autre, d’obtenir une revalorisation salariale certainement attendue après presque 10 ans de gel du point d’indice et des inégalités de salaire entre les différents corps.

Si notre syndicat siège aujourd’hui pour faire valoir les droits des collègues, il nous semble important de rappeler l’une de nos revendications premières. Ainsi, Sud Education exige :

  • la création d’un corps unique regroupant tous les métiers de l’éducation nationale sans distinction de classe ni de hiérarchie ;
  • la création de postes dans tous ces métiers ;
  • la baisse du temps de travail ;
  • le dégel du point d’indice ;
  • enfin, une nette revalorisation des salaires de tous les personnels.

Ce n’est qu’à cette condition que l’administration pourra répondre aux revendications salariales des personnels, aux inégalités salariales entre hommes et femmes et mettre fin à la crise de vocation que suscitent les métiers de l’éducation nationale.

Cette CAPA a lieu alors que les mobilisations dans l’éducation nationale se multiplient. Face à cette situation, l’administration fait le choix de répondre par des coups de pression. On ne compte plus en effet les rappels à l’ordre tentés par les chef.fe.s d’établissement, le rectorat ou le ministère contre les collègues qui contestent la réforme du lycée par les moyens à leur disposition. Certains de ses rappels sont à la limite de la légalité mais les pressions sont réelles pour intimider les collègues.

Pire encore, le rectorat de l’académie de Strasbourg, s’illustre par des atteintes très graves au droit de grève. En effet, plusieurs collègues du premier degré se sont vu.e.s interdire par le secrétaire général adjoint du DASEN la possibilité d’exercer ce droit lors de la « journée de grève mondiale pour le climat » qui a lieu aujourd’hui. Les motifs invoqués ont été particulièrement douteux. Nos collègues avaient pourtant déposé leur déclaration d’intention de grève dans les temps. Ce même secrétaire général adjoint a finalement accordé l’autorisation aux collègues de faire grève vers 20H00. Il s’est donc passé près de quatre heures après que nos collègues aient été obligées de prévenir les parents et les élèves qu’elles ne feraient pas grève sous la pression de leur IEN spécialement dépêché sur place.

Le 2nd degré n’est pas épargné puisque nous avons été informé que des chef.fe.s d’établissement se démarquent par des pressions. Des pressions qui prennent la forme d’injonctions, pour certains collègues, à être présent dans l’établissement malgré le dépôt d’un préavis de grève spécifique par notre fédération, il y a un mois. Notre syndicat a envoyé un communiqué à tous les personnels de l’académie rappelant les modalités de l’exercice du droit de grève notamment dans le 2nd degré.

Nous tenons aussi à rappeler aux autorités compétentes, l’existence du préavis de grève généraliste déposé par la fédération Sud Education qui couvre tous les personnels de l’Education nationale pour environs 90 motifs susceptibles d’être saisis par les collègues, dont l’atteinte au droit de grève.

Ces quelques cas d’intimidation de la part de l’administration préfigurent l’application de l’article 1 de la loi dite « Ecole de la confiance ». Ce durcissement autoritaire nous fait craindre le pire pour l’avenir de l’éducation nationale et ses personnels. Ces pressions à l’encontre des collègues sont inadmissibles. En cette journée de grève mondiale pour la justice climatique, Sud Education Alsace est plus chaud que le climat, ne laissera pas faire, défendra systématiquement les collègues contre toute intimidation venant de la hiérarchie et continuera d’appeler les collègues à se mobiliser.

Pour finir, nous exigeons des réponses du rectorat sur sa conception du droit de grève et qu’il rappelle à l’ensemble des chef.fe.s d’établissement ainsi qu’à ses services compétents, la stricte application de celui-ci. Aucune intimidation ne saurait être tolérée à l’encontre des collègues.

A Strasbourg, le 15 mars 2019.


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