Dans l’Eucation Nationale, les précaires ne comptent pas !

samedi 20 octobre 2007
par  sudeducationalsace
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Les chiffres officiels des suppressions de postes dans l’éducation ne tiennent pas compte des milliers de précaires, personnels ouvriers, administratifs, de vie scolaire et d’enseignants qui se retrouvent en fin de contrat sans aucune perspective d’emploi.

De nombreux contrats précaires n’ont pas été renouvelés en juin et août. Octobre et décembre s’annoncent comme une échéance fatidique pour nombre d’entre eux.

L’Etat et les collectivités locales se partagent la gestion des personnels précaires que ce soit sur des contrats en CDD (au niveau territorial), en CAE et CA (par l’Etat). Tous les personnels sont concernés.

Dans les établissements secondaires, les assistants d’éducation (substitués à moindre coût aux surveillants d’externat) ont vu se dégrader leurs conditions de travail : emplois du temps incompatibles avec la poursuite d’études supérieures, mi-temps souvent imposés et donc sous-payés.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, la précarisation de ces personnels de vie scolaire a abouti à une dégradation de l’encadrement des élèves.

Les vacataires, rémunérés à l’heure et dont le service est (théoriquement…) plafonné à 200 heures annuelles, sont de plus en plus nombreux puisque la politique actuelle des rectorats, dictée par les impératifs budgétaires de la LOLF est de cultiver le précariat et de ne plus contractualiser. Ils constituent un « vivier » inépuisable d’agents interchangeables, qui effectuent le même travail que leurs collègues mais ne bénéficient pas des mêmes indemnisations. Ce sont des personnels invisibles, sans droits donc corvéables à merci. Ils sont difficiles à recenser et à mobiliser parce que les académies les maintiennent dans une situation intolérable d’isolement, de concurrence et de survie. Au terme de leurs 200 heures de vacation, ils sont « liquidés » sans autre forme de procès.

Les personnels d’accueil, les ouvriers de service et les agents administratifs sont soumis à des formes de précarité successives dont ils ne sortent plus (CES, CEC, CAE…) avec souvent un arrêt simple à l’ANPE. Dans les écoles élémentaires, s’y ajoutent dorénavant les EVS et AVS.

Ce chômage massif et masqué est d’autant plus révoltant que des besoins criants existent à tous les niveaux du système éducatif et que le gouvernement cherche à imposer encore plus d’heures supplémentaires et de flexibilité aux personnels en poste. L’apparition des CDI dans la fonction publique participe de la flexibilisation de l’emploi public et est une première étape de la casse du service public voulue par Sarkozy.

La Fédération des Syndicats Sud Education dénonce cette précarité galopante et revendique :
- Titularisation sans condition de nationalité et de concours permettant la résorption de la précarité et arrêt de l’embauche de précaires
- Augmentation des postes aux concours, création de postes
- Augmentation des moyens de formation et rémunération de la préparation aux concours
- A travail égal, salaire égal

Post Scriptum : CES : Contrat Emploi Solidarité – CEC : Contrat Emploi Consolidé - CAE : Contrat Accompagnement à l’Emploi - CA : Contrat d’Avenir

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Fédération des syndicats Sud Education, octobre 2007
 

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